Un changement de paradigme
Dans beaucoup de sociétés, l’école a longtemps été perçue comme le principal indicateur de réussite et de mérite. Les meilleurs élèves étaient admirés, copiés et souvent considérés comme destinés à de grandes carrières. Pourtant, une fois dans la vie professionnelle ou sociale, ce lien entre performance académique et réussite matérielle ou sociale apparaît de moins en moins évident.
Le paradoxe : la réussite scolaire vs la réussite réelle
Il n’est pas rare d’entendre des commentaires ironiques sur ceux qui « réussissaient toujours à l’école » mais qui semblent aujourd’hui « moins nantis » ou « moins influents ». Ce paradoxe tient à plusieurs facteurs :
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| Examen Individuel |
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Le rôle du hasard et du contexte social
Comme le souligne l’Ecclésiaste, la vie ne suit pas toujours les règles de mérite strictes. La chance, le contexte familial, les réseaux sociaux ou politiques, et les opportunités qui se présentent peuvent jouer un rôle déterminant. En RDC, où le capital social et les relations influencent fortement l’accès à certaines positions ou ressources, la compétence seule ne suffit pas toujours. -
Les limites du système éducatif classique
Les écoles valorisent souvent la performance individuelle et la compétitivité. Elles préparent les élèves à résoudre des problèmes académiques et à exceller dans des examens standardisés. Mais ces systèmes ne préparent pas toujours aux réalités de la vie, où la négociation, l’adaptabilité, l’entrepreneuriat et le réseau jouent un rôle essentiel. -
L’ironie comme mécanisme social
Critiquer ou ironiser ceux qui réussissaient à l’école peut être un moyen pour certains de relativiser leur propre parcours ou de remettre en question les critères de la réussite scolaire. Dans des contextes où les inégalités économiques sont marquées, comme en RDC, cette ironie reflète souvent la frustration face aux disparités sociales.
Un nouveau paradigme : l’amélioration personnelle et l’adaptabilité
Aujourd’hui, les véritables moteurs de réussite semblent moins liés à la seule performance académique et davantage à la capacité à apprendre continuellement, à collaborer et à saisir les opportunités. Dans ce nouveau paradigme :
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La réussite n’est plus un classement, mais un progrès personnel.
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La capacité à s’adapter à différents environnements et à développer des réseaux solides devient essentielle.
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L’école reste importante, mais elle n’est plus le seul déterminant du succès.
Conclusion
Le passage de l’école à la vie active implique un changement de paradigme. Il ne s’agit plus de juger quelqu’un uniquement sur ses notes ou ses performances passées, mais de comprendre la complexité des trajectoires personnelles et professionnelles. En RDC comme ailleurs, reconnaître ce décalage permet de mieux valoriser les compétences réelles et l’esprit d’adaptabilité, plutôt que de se limiter à des critères académiques.









